Alzheimer
Bien-être

Alzheimer : les facteurs de risques et les facteurs protecteurs

La maladie d’Alzheimer est multifactorielle. Autrement dit, elle est la conséquence d’une combinaison complexe de plusieurs facteurs : l’âge, le terrain génétique, ainsi que les facteurs environnementaux.

L’âge, le principal facteur de risque

Cette maladie est une maladie du sujet âgé, touchant dans la majorité des cas des personnes âgées de plus de 65 ans. 15% de la population de plus de 80 ans est concernée.

Le terrain génétique

Des cas très rares de la maladie d’Alzheimer (1%) sont des formes familiales héréditaires, qui sont liées à 3 gènes identifiés à ce jour. Si le reste des cas ne sont pas à proprement parler héréditaires, le terrain génétique individuel, que vous pouvez découvrir ici, joue cependant un rôle dans l’apparition de la maladie. Les scientifiques parlent alors de susceptibilité génétique. Ainsi, le risque de développer la maladie est, en moyenne, multiplié par 1,5 si un parent du premier degré (parent, fratrie) est touché, et par 2 si au moins deux parents du premier degré le sont.

Actuellement, plus d’une trentaine de gènes de susceptibilité ont été identifiés par l’IGAP (International Genomics of Alzheimer’s Project), un consortium international, mené par la France. Certains des gènes favorisent le risque de survenue de la maladie, tandis que d’autres le diminuent. Toutefois, aucun d’entre eux n’est suffisant pour déclarer la maladie. La susceptibilité génétique individuelle à la maladie d’Alzheimer est le résultat d’une association unique des différents gènes. Le gène APOE est le principal gène de susceptibilité de la maladie d’Alzheimer. Plusieurs recherches sont menées afin d’étudier son effet et ses retentissements.

Les facteurs environnementaux

Les facteurs environnementaux sont encore mal connus mais font actuellement l’objet de recherches. Étant modifiables, ils sont particulièrement intéressants en matière de prévention. La connaissance de ces facteurs permet d’adopter des comportements préventifs efficaces afin de retarder l’apparition de la maladie. Le Haut Conseil de la Santé publique a publié en janvier 2018 un rapport concernant la prévention de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées.

Les facteurs de risques cardiovasculaires

L’impact négatif des facteurs de risque cardiovasculaire sur l’apparition de la maladie d’Alzheimer est connu depuis longtemps. Selon une étude établissant la relation entre l’Alzheimer et la maladie vasculaire cérébrale, plus la maladie vasculaire est sévère, plus le risque de démence et d’Alzheimer est élevé. Il est donc crucial de contrôler ces facteurs de risque :

  • Troubles lipidiques : hypertriglycéridémie (taux anormalement élevé de Triglycérides dans le sang), hypercholestérolémie (taux anormalement élevé de cholestérol dans le sang) ;
  • Hypertension artérielle ;
  • Tabagisme ;
  • Diabète ;
  • Stress chronique ;
  • Obésité, surpoids ;
  • Sommeil de mauvaise qualité ;
  • Consommation excessive d’alcool.

D’autre part, il existe aussi les facteurs protecteurs.

Les facteurs protecteurs

En plus des facteurs de risque, des facteurs susceptibles de retarder ou protéger l’apparition des symptômes de la maladie d’Alzheimer ont également été identifiés :

  • Régime alimentaire méditerranéen ;
  • Exercice physique régulier ;
  • Facteur psychosocial (haut niveau d’éducation, activités variées, relations sociales riches,…) ;
  • Caféine dose modérée.

Une étude de 2019 a pu démontrer un effet positif de l’adoption d’un mode de vie sain sur la survenue de démence. Et ce, même pour les personnes ayant déjà un risque génétique élevé. 

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